Le nouveau clip de Miike Snow, "Paddling Out", se déroule dans une sorte d'époque Victorienne du futur
Personne ne comprend les chansons comme le réalisateur Andreas Nilsson. Qui d’autre aurait décidé, après avoir entendu « Madder Red » de Yeasayer, de l’illustrer en mettant en scène Kristin Bell en plein deuil d’une partie de son corps ?
Les petits contes qui peuplent ses clips évoquent spontanément l’univers de PKD et l’horreur à la Lovecraft, tout en repoussant les limites de l’étrange. La première fois qu’il a travaillé avec Miike Snow, sur le clip de « Rabbit », ils se sont mis d’accord sur une histoire impliquant un petit garçon barbu qui s’avère successivement en fugitif et un fan de 2 Live Crew, avant de se lancer dans une reconstitution de As Nasty As They Wanna Be, le temps d’une reprise. Cette fois-ci, Nilsson mélange des éléments disparates comme la chirurgie esthétique, des enfants Victoriens déguisés en cosmonautes et des chaussures de danse gaélique.
Derrière l’apparent chaos du travail de Nilsson, il y a une émotion réelle et sincère. Dans « Madder Red » il s’agissait d’un sentimentalisme à fleur de peau et sensiblement embarrassant. Dans “Flash Delirium”, pour MGMT, c’était un malaise familial. Et dans « Paddling Out » c’est manifestement le plaisir que l’on peut prendre à voir un petit gros danser comme si c’était la fin des temps.




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