Le nouveau clip de Miike Snow, "Paddling Out", se déroule dans une sorte d'époque Victorienne du futur

Abdullah Saeed 8 février

Personne ne comprend les chansons comme le réalisateur Andreas Nilsson. Qui d’autre aurait décidé, après avoir entendu « Madder Red » de Yeasayer, de l’illustrer en mettant en scène Kristin Bell en plein deuil d’une partie de son corps ?

Les petits contes qui peuplent ses clips évoquent spontanément l’univers de PKD et l’horreur à la Lovecraft, tout en repoussant les limites de l’étrange. La première fois qu’il a travaillé avec Miike Snow, sur le clip de « Rabbit », ils se sont mis d’accord sur une histoire impliquant un petit garçon barbu qui s’avère successivement en fugitif et un fan de 2 Live Crew, avant de se lancer dans une reconstitution de As Nasty As They Wanna Be, le temps d’une reprise. Cette fois-ci, Nilsson mélange des éléments disparates comme la chirurgie esthétique, des enfants Victoriens déguisés en cosmonautes et des chaussures de danse gaélique.

Derrière l’apparent chaos du travail de Nilsson, il y a une émotion réelle et sincère. Dans « Madder Red » il s’agissait d’un sentimentalisme à fleur de peau et sensiblement embarrassant. Dans “Flash Delirium”, pour MGMT, c’était un malaise familial. Et dans « Paddling Out » c’est manifestement le plaisir que l’on peut prendre à voir un petit gros danser comme si c’était la fin des temps.

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